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DSM : une machine lucrative

Publié le vendredi 12 octobre 2012

Succès confirmé pour cette manifestation qui a eu lieu cet après midi.

Alors que la prochaine édition du manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) devrait sortir dans le courant de l’année prochaine, une polémique fait rage sur ce « le livre de référence » surnommé la « la bible des psychiatres ».

Cet ouvrage répertorie et classifie les différents troubles mentaux. La première édition sortie en 1952 en répertoriait 112. Aujourd’hui, le DSM-IV révisé en contient près de 400. Et la liste s’allongera encore à la sortie du DSM-V.

Ce dernier fait grand bruit parmi les médias et la profession médicale. Les nouveaux troubles listés ne ressemblent en rien à des symptômes pathologiques, mais de plus en plus à des émotions humaines ou mœurs de notre société.

Ce prochain manuel classifierait ainsi le « le trouble de l’alimentation excessive », « l’addiction à Internet », ou encore le « le trouble du shopping » en tant que maladies mentales et préconiserait des traitements psychiatriques pour les traiter. C’est ainsi que les psychiatres utilisent cet outil pour poser une étiquette de « maladie mentale » à un nombre grandissant de personnes dans notre société.

Cette machinerie lucrative aboutit presque systématiquement à des prescriptions de médicaments psychiatriques. Ces drogues sont très dangereuses car elles peuvent entraîner une dépendance et de graves effets secondaires comme des hallucinations, de l’agressivité, ou des comportements suicidaires.

C’est un système trop facile rapportant gros à la psychiatrie et aux laboratoires pharmaceutiques, sans mesurer les réels dégâts causés dans notre société.

Nous pouvons nous inquiéter de la sortie prochaine du DSM-V qui ciblera davantage de monde pour vendre toujours plus de médicaments.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme a été créée en France en 1974 pour dénoncer les abus psychiatriques. L’association est contactée chaque jour par de nombreuses victimes.

Pour plus d’informations, visitez le site Internet de la CCDH www.ccdh.fr, ou contactez-nous par téléphone au 01 40 01 09 70 ou par email à ccdh@wanadoo.fr.


Voir en ligne : www.ccdh.asso.fr

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