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Nouvelle loi en Chine interdisant les internements sous contrainte en psychiatrie

Publié le mardi 28 mai 2013

Alors qu’une loi interdit désormais en Chine l’internement forcée en psychiatrie, la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme distribuera des prospectus le mardi 21 mai 2013 de 16h à 17h dans la rue Lenepveu à Angers pour dénoncer les internements sous contrainte abusifs en France.

En Chine, plusieurs centaines de milliers de personnes étaient internées sous contrainte chaque année en psychiatrie. Parmi eux, de nombreux opposants et dissidents politiques. Alors que cette situation d’injustice a été pendant longtemps dénoncée, il est aujourd’hui clairement démontré que ces violations des droits de l’Homme ont été perpétrées et rendues possibles grâce au système psychiatrique.

Il y a quelques semaines, une loi est entrée en vigueur en Chine interdisant les internements sous contrainte. L’accord du patient devient dorénavant obligatoire pour le faire interner dans un établissement psychiatrique. L’autorisation du patient doit également être requise pour administrer un traitement, et les demandes pour quitter l’hôpital doivent être respectées. Ces nouvelles conditions ne s’appliquent cependant pas aux personnes en situation grave représentant un danger pour elles-mêmes ou pour les autres.

Quelle est la situation des internements psychiatriques en France ?

Plus de 72 000 internements sous contrainte ont lieu chaque année en France, un chiffre trois à quatre fois supérieur que certains de nos pays voisins. L’internement est décidé soit par le directeur de l’hôpital, avec ou sans l’accord d’un proche, soit par le préfet en cas de trouble à l’ordre public. Une fois admis au sein de l’établissement, le patient peut être contraint à recevoir des drogues, des électrochocs, être en isolement, ou attaché sur son lit, etc.

Certaines autorités telles que les Préfets, Procureurs et Juges des libertés et de la détention doivent visiter au moins une fois par an les établissements psychiatriques pour s’assurer que les procédures et droits des patients soient respectés. Or la CCDH, ayant recueilli les dates de visites, a observé que ces visites étaient peu effectuées comme le demande la loi.

L’hôpital psychiatrique est un lieu où la privation de liberté et les traitements lourds sont monnaie courante. Il est nécessaire que des contrôles soient effectués dans ces hôpitaux et que les procédures d’internements soient révisées afin de garantir les Droits de l’Homme en psychiatrie.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme dénonce depuis près de 40 ans en France les abus de la psychiatrie. L’association reçoit chaque semaine de nombreux témoignages de victimes et de familles.

Pour plus d’informations, visitez le site internet de la CCDH www.ccdhbretagne.org ou contactez-nous par téléphone au 02 41 34 60 03 ou par mail à ccdhbretagne@free.fr


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